MOUVEMENT des INDIGENES de la REPUBLIQUE*
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Brèves
ENLEVEMENT DU PRESIDENT DU PARLEMENT PALESTINIEN PAR L’ARMEE SIONISTE !
dimanche 6 août
M.Doweik a été enlevé à son domicile à Ramallah par l’armée israélienne qui a effectué une incursion dans la ville. M. Doweik avait été élu président du Conseil législatif palestinien en février après la victoire du Hamas aux élections législatives de janvier. "Nous l’avons arrêté car il s’agit d’un dirigeant du Hamas qui est une organisation terroriste", a déclaré le porte-parole de l’armée sioniste !
 
Les soldats de la Finul refoulent des Libanais
vendredi 28 juillet
La chaine de télévision Al jazeera vient de rapporter que le soldats de la FINUL sont en train de chasser les habitants de Nakourra qui se sont réfugiés dans le campement des soldats de l’ONU pour fuir les bombardements israéliens. Aljazeerarapporte également que les soldats de la FINUL utilisent des chiens pour faire fuir les réfugiés. Sans doute par peur de subir de nouveau bombardements israéliens, les soldats de la FINUL semblent avoir bien compris le message que l’armée israélienne leur a adressés en les bombardement avant hier.
 
« 700 000 TERRORISTES SOUS LES VERROUS » ou lorsque « information » rime avec « démission »
mardi 4 juillet

Le bureau du premier ministre (Dominique de Villepin ?) canonné depuis un hélicoptère. Le ministre de l’intérieur, (Nicolas Sarkozy ?) jeté dans un fourgon cellulaire comme un vulgaire malfrat, un sac poubelle sur la tête ? Trente députés (UMP ? Socialistes ?), élus municipaux et autres ministres tout aussi promptement menottés et cagoulés sans autre forme de procès ? En pleine canicule, soixante dix pour cent des habitants (de la France ?) privés d’électricité, et donc non seulement de lumière ou de réfrigération mais également d’eau ? Les ponts bombardés et le pays coupé en petits morceaux ? Les chasseurs qui passent régulièrement le mur du son pour briser les vitres et terrifier petits et grands ? Les observateurs étrangers et les ONG tenus à l’écart ? Le pays exsangue (salaires puis alimentation en vivres coupés) transformé en un terrifiant ghetto ? Ouf, ce n’est pas chez nous ! Non ce n’est pas la France que son voisin surpuissant (qui, bien plus que la paix, veut, encore et encore, des hectares de terre) est en train de martyriser pour se venger d’avoir perdu son monopole absolu de faire des prisonniers. Ce n’est pas en France que l’on recherche un « jeune » soldat de l’armée qui canonne sans trêve (7000 obus en quelques semaines) depuis ses frontières maritimes et terrestres, le territoire qu’elle a eu « le courage », comme on dit sur France Culture, de quitter, il y a quelques mois, au milieu des larmes de ses frères les colons. Ouf, nous pourrons suivre en paix France Portugal ! Les rédacteurs en chef de la presse écrite et audio visuelle du pays « des Lumières » et « des Droits de l’homme » - moins lucides encore qu’une partie au moins de la presse israélienne - pourront continuer à nourrir notre passion pour une équipe (« black beur blanc », la preuve qu’on les aime quand ils marquent des buts !) et en même temps, notre soumission pitoyable à la sinistre loi du plus fort. De titre euphémisant « Hamas Israel : l’épreuve de force ? » « Israel fait montre de fermeté ») en silence même pas honteux, le crime que commettent quotidiennement les media de l’hexagone contre la déontologie de l’information de guerre couvre le crime contre l’humanité qui se profile en Palestine. Dormons Français ! La police de nos amis est « ferme » : à Gaza, 700 000 habitants- terroristes sont désormais sous les verrous.

François Burgat Emprunté à : http://www.oumma.com/article.php3 ?id_article=2103

 
Palestine : Une conférence de Azmi Bishara
lundi 19 juin

Pour les arabophones un enregistrement d’une conférence de Azmi Bishara sur la situation actuelle en Palestine.

http://www.palestine-info.info/arabic/index.shtml

 
Du 15 Mai au 15 Juin 2006, LES CAFES DU MONDE ENTIER DISENT BIENVENUE LA PALESTINE ...
mercredi 17 mai
Pour le programme voir les détails dans l’article figurant en page d’accueil et dans la rubrique "Les indigènes aiment la Palestine".
 
Exils en Palestine
mercredi 21 juin 2006
par Joëlle Marelli
popularité : 1%

La politique est l’art des déductions tordues et des identités croisées. Elle est l’art de la construction locale et singulière des cas d’universalité. ” Jacques Rancière, La mésentente, Galilée, 1995

Be the truth unsaid and the blessing gone If I forget my Babylon ” Leonard Cohen

Dans le film de Michel Khleifi et Eyal Sivan, Route 181, Fragments d’un voyage en Palestine / Israël, une séquence montre une cérémonie se déroulant dans un “ centre d’absorption ”, lieu où sont accueillis les nouveaux immigrants, en Israël. Celui-ci se trouve dans la ville de Lod, au cœur du pays. Des hommes et des femmes sont assis en longues rangées. Beaucoup sont âgés. Devant eux, une femme parle, puis une autre, puis un homme. Un homme traduit. On lève de petits gobelets, un homme fait la grimace. Tout le monde a l’air fatigué, mais le visage de la lassitude n’est pas le même de part et d’autre. La femme qui parle et lève son verre, elle aussi, grimace, d’une autre grimace que celui qui n’apprécie pas le vin. On pourrait dire qu’elle sourit, qu’elle essaie de sourire, et que son sourire se fige et tourne avant d’avoir eu le temps de s’épanouir. Le sourire-grimace de cette femme, face aux visages gris et graves à qui sa mimique est adressée, nous surprend, nous gêne, nous effraie.

En revoyant pour la troisième fois cette séquence des immigrés éthiopiens, je repense à Kantor et à La classe morte, à cet auditoire morne au visage crayeux qui faisait face au public et lui renvoyait indifféremment son effroi, l’effroi causé par la gesticulation, entre les mornes gradins peuplés de regards éteints, de pantins figurant la condescendance, la parole édifiante face à ces figures de la dépossession extrême.

Les regards des Éthiopiens du film ne sont pas éteints, seulement fatigués et marqués par la compréhension - devant les gesticulations des personnes chargées de déployer cette maigre pompe en leur honneur - d’avoir perdu quelque chose (ils avaient donc encore quelque chose à perdre ?) dans l’accomplissement du voyage qui les a conduits jusqu’ici. Aux murs, des photos de leurs villages, d’eux dans leurs villages. Rien n’est dit de leur histoire, rien n’est explicité de leur “ origine ”. On hésite d’abord : des Fallashas, aujourd’hui encore, arrivant d’Éthiopie ? En réalité, ce sont des Fallashmuras, Éthiopiens chrétiens pratiquant certains rites juifs, que l’Agence juive a entrepris de faire venir en Israël. Incessante répétition de l’opération de mise en exil, d’installation exilique dans l’État juif, dans l’État des juifs(1), ayant abandonné l’exil pour rentrer “ chez eux ”. Ces Éthiopiens amenés de chez eux, fuyant une effective misère pour rejoindre une promesse qui se dissout devant eux, dans des pantomimes sans grâce qui les accueillent sans tendresse, dans le petit gobelet de vin sucré qu’ils boivent en fronçant le sourcil. On voit à d’autres moments du film ceux qui seraient en quelque sorte leurs “ ancêtres ”, en termes d’exil. D’abord, dès le début du film, c’est ce vieil Irakien dont le regard semble fixé dans un étonnement d’enfant, enlevé dans l’enfance à son Irak natal. Si je pourrais vivre avec les Arabes ? dit-il. Bien sûr que je le pourrais, quelle drôle de question. Je sais bien leur langue, je vivrais très bien avec eux. Si l’Irak me manque ? Il rit. Tu me demandes ça aujourd’hui ? Tu te moques de moi ? Lui a-t-on demandé à l’époque s’il voulait quitter l’Irak pour Israël ? Il s’agissait alors, déjà, de faire exister une certaine distribution démographique pour que puisse exister un État et la définition qui avait été le principe de sa fondation. Au creuset de la conscience nationale, les innombrables déclinaisons d’un rapport à soi et à autrui, infiniment instable au regard de ce qui définit aujourd’hui l’“ identité nationale ”.

À la fin du film, encore, cette femme marocaine raconte comment dans sa jeunesse elle allait transmettre clandestinement la bonne parole de l’émigration que lui apprenaient des émissaires masqués venus du tout jeune Israël. Mon père, dit-elle, c’est moi qui l’ai convaincu de partir. Lui ai-je porté tort ? Peut-être, dit-elle, souriant adorablement, demandant à la caméra de se détourner d’elle et de filmer plutôt ce bel arbre, là, qui a si joliment poussé. Tandis que nous contemplons la belle forme de l’arbre se dit un savoir profondément contraire à tout ce que nous croyons savoir sur l’exil des juifs et leur “ retour à leur histoire ”.

Deux séquences de ce film ont causé le scandale en France : l’une, filmée chez un coiffeur palestinien racontant ce que fut, pour lui, 1948, la Nakba. L’autre, un long plan sur des rails de train. Indicible émoi, pétition, annulation d’une projection sur les deux prévues au Centre Georges Pompidou. Il ne s’agissait rien moins que du soupçon de négationnisme, ce qui n’est pas rien. Ces deux citations, en renvoyant au film Shoah de Claude Lanzmann, devaient “ forcément ” supposer une équivalence entre deux événements que l’histoire a choisi de retenir sous le même vocable, dans deux langues différentes : “ Shoah ” et “ Nakba ” signifient en effet tous deux “ catastrophe ”, ou “ désastre ”. Imputation de mise en équivalence et à partir de là, lourd soupçon pesant sur les réalisateurs : vous récusez l’unicité et l’irreprésentabilité. L’unicité, puisque vous citez, de Shoah, cette figure de la banalité du mal qu’est le chemin de fer et la figure du survivant, à la fois victime et témoin, à travers la séquence filmée chez le barbier. L’irreprésentabilité puisque, faisant dire à ces séquences reprises de Lanzmann autre chose que ce qu’elles disaient dans son film, vous leur donnez un statut de “ figures ” nullement voulu par lui.

Or ce que font Sivan et Khleifi, ce n’est rien d’autre que de tenter par des moyens cinématographiques de prendre au mot cet énoncé du poète juif israélien Avot Yeshurun : “ La catastrophe des Juifs et la catastrophe des Arabes ne sont qu’une seule et même catastrophe. ” Ce n’est pas une mise en équivalence, ce n’est même pas la récusation d’une hiérarchie - c’est bien la mise en fusion historique, la revendication d’un même appareil explicatif pour ces deux séquences d’un même désastre. Quelles sont donc les clés de cette réunification des “ ennemis ” à travers une lecture de l’histoire dont le moins que l’on puisse dire est qu’elle n’est pas majoritaire ?

La question est peut-être tout autant : qu’est-ce qui nous rend le “ conflit israélo-palestinien ” si proche, si intime parfois même ? Qu’est-ce qui nous le rend si faussement lisible, comment ce conflit a-t-il pris pour nous les contours somme toute familiers de la tragédie, d’une scène répétitive où nous reconnaissons toujours tout : les acteurs, le décor, la fable. Ce postulat d’apparente lisibilité peut surprendre. Je m’efforcerai dans ce feuilleton d’en montrer la réalité, mais aussi de tenter d’en défaire les attendus, l’évidence interprétative (et accablée), à travers des lectures, des rencontres, des interventions. Ce que chercheront ces “ scènes proches, orientales ”, c’est la contradiction de nos certitudes d’Européens, de Français, d’étrangers présents et anciens, de descendants d’immigrés et de colonisés, quant à ce qui lie et délie les j/Juifs aux/des Arabes, l’étrangéité à l’autochtonie, l’universalité à la particularité des histoires particulières, le théologique au politique. Sans s’obliger à ni s’interdire de faire directement référence à l’actualité, ce feuilleton visera plus spécifiquement à faire connaître des réflexions que je crois insuffisamment connues et trop rarement mobilisées dans les différentes approches de ces questions. Sans définir dans l’immédiat ce que j’entends par “ ces questions ”, je dirai que c’est en tant qu’elles concernent notre histoire (à nous, ici) que je m’y intéresserai, mon postulat étant contenu pour l’essentiel dans ce collectif (“ notre ”).

*****

Dans Les émigrants, dans Austerlitz(2), Sebald montre avec une intensité poignante comment l’exil peut marquer un être au point de le rendre définitivement étranger au monde. Toute la question est alors de savoir quels sont les rapports nouveaux - sans doute nécessairement poétiques, nouveau “ partage du sensible ” comme le dit Rancière - qui rendent possible la restauration d’une appartenance à ce monde désormais creusé d’une faille. L’exil, dans sa réalité souvent douloureuse, ne peut être idéalisé sans offense. Dans ce qui suit, on n’opposera donc à la “ négation de l’exil ” aucune nostalgie, aucun idéal du déracinement.

L’exil est à la fois une période (l’Exil) et une condition existentielle, historique. C’est aussi un thème fondamental de la littérature et de la théologie juives. Politiquement, il peut être interprété de toute une série de manières et le sionisme ne constitue que l’une d’entre elles. Ce que les travaux d’Amnon Raz-Krakotzkin mettent au jour, c’est la manière dont la pensée sioniste, en se fondant sur la “ négation de l’exil ”, a fait circuler les valeurs théologiques, existentielles et politiques de l’idée d’exil pour en faire l’opérateur d’un “ retour à l’histoire ” dont la condition fut de le réaliser en le généralisant aux j/Juifs et aux Palestiniens. Ces travaux nous amènent à considérer les alliances qu’il a fallu passer pour faire d’une question théologique une question historique imposée non seulement aux juifs mais aussi aux Palestiniens, et comment les Palestiniens ont été forcés de partager cette question transformée en destin.

1. Exil et binationalisme : Amnon Raz-Krakotzkin

Tu dis : comment un homme devient-il Avot Yeshurun ? La réponse est - des cassures. J’ai cassé ma mère et mon père, je leur ai cassé leur maison, je leur ai cassé leurs nuits de repos. Je leur ai cassé leurs fêtes, leurs shabbats, je leur ai cassé leur valeur à leurs propres yeux. Je leur ai cassé leur éloquence. Je leur ai cassé leur langue. J’ai exécré le yiddish, et leur langue sacrée je l’ai prise pour mon quotidien. Je leur ai fait exécrer leur vie. J’ai quitté l’association. Et quand l’heure sans issue est descendue sur eux, je les ai abandonnés dedans le sans-issue. Alors je suis ici. Dans le pays. J’ai commencé à entendre une voix qui sortait de moi, étant seul dans la baraque, sur mon lit de fer, une voix qui m’appelait par mon nom-de-la-maison, et la voix - une voix de moi à moi. Ma voix sort du cerveau et s’étend dans tout le corps, et la chair tremble encore longtemps après, alors j’ai commencé à chercher un moyen de fuir et de changer le nom et le nom de famille, avec le temps j’ai réussi à hébraïser les noms. Cela avait la valeur de la défense. En présence de la voix, je me suis éveillé. J’ai craint de m’endormir encore. ” Avot Yeshurun, “ Pti’ha le-raaïon ”, Ha-shever ha-souri-africani, poèmes.

Historien du judaïsme, professeur à l’Université Ben-Gourion du Néguev (Beer-Shéva), Amnon Raz-Krakotzkin cite volontiers Avot Yeshurun, ce poète juif et sioniste, né en Ukraine et mort en Israël (1903-1992), dont le vrai nom est Yichiel Perlmutter, et qui décrit le poids du sionisme sur les vies, les filiations, les processus de reconstruction et de subjectivation individuelles. Cette parole saisissante donne une perception sensible de la dimension de déni, de refus de se souvenir que représente le projet sioniste.

La pensée sioniste de la “ négation de l’exil ” marque la volonté de soustraire les juifs au passé de vulnérabilité qui marque la période dite exilique (de la destruction du Second Temple jusqu’au “ retour ” en terre d’Israël ; or c’est précisément cette périodisation qu’il s’agit d’interroger), vulnérabilité dont le facteur principal serait l’absence de souveraineté politique des juifs sur un territoire qui leur appartiendrait. La souveraineté juive restaurée sur la terre retrouvée doit permettre un renouveau culturel indexé à la figure du “ Nouveau juif ”. Cette figure est opposée point par point à celle du juif exilique, sur lequel le sionisme fait peser des tares concordant exactement avec celles que l’antisémitisme européen attribue au juif : faiblesse, passivité, féminité, dégénérescence. Le “ Nouveau juif ” sera donc fort, actif, viril, productif.

Si l’on suit la pensée de la négation de l’exil, la période exilique est dépourvue de qualités propres, positives. Ces deux mille ans sont perçus comme un long entre-deux, un âge de peu : la terre même était en exil, il s’est agi pour le sionisme de le rendre à lui-même et à l’histoire (“ rédemption de la terre ”, “ retour à l’histoire ”). Or cette représentation de la terre en exil d’histoire a pour conséquence, explique Raz-Krakotzkin, une triple négation : celle de l’histoire de la terre de Palestine, celle de l’histoire des Palestiniens et celle des histoires des juifs, soit de ces séjours souvent immémoriaux des juifs en des terres où ils n’étaient pas souverains mais où cependant, ils furent acteurs de l’histoire et non pas systématiquement ses victimes. La culture israélienne s’est construite en niant souvent les cultures juives diasporiques, en particulier les cultures juives arabes.

La négation de l’exil est d’abord comprise par ses auteurs (penseurs, écrivains et historiens sionistes) comme un processus de “ normalisation ” de l’existence juive. “ Négation de l’exil ” et “ retour à l’histoire ” se rejoignent dans une interprétation rédemptive de l’histoire, héritière directe d’une pensée romantique qui assigne à celle-ci toutes les qualités conférées par l’Église à l’idée de grâce. Le retour à la terre (vide et à “ rédimer ”) est compris comme l’accomplissement de l’histoire juive et la réalisation d’une nostalgie ancestrale dont témoignerait la liturgie (“ Si je t’oublie Jérusalem... ”). L’idée de cette “ normalisation ”, à l’époque moderne, passe par la sécularisation et la transformation en “ nation ”.

Raz-Krakotzkin montre que la “ nationalisation ” de l’existence juive au fil de processus comme l’assimilation voulue par la Haskala (les Lumières juives), puis de l’émancipation et de son échec dans la vision du sionisme naissant, correspond à une identification à la sécularisation chrétienne, autrement dit à la traduction politique de principes chrétiens. Le sionisme, constitué dans le rejet radical de la solution assimilationiste, tend ainsi à assimiler l’existence juive à l’Occident, en incarnant l’Occident dans l’Orient colonisé. “ Paradoxalement, la sortie d’Europe se fonde sur un objectif d’intégration à l’Occident, avec l’adoption des principes et des valeurs qui ont rendu possible l’exclusion des juifs d’Europe. La conscience historique sioniste a tenté d’accomplir une transformation à partir de l’assentiment donné aux représentations élaborées contre les juifs dans le discours européen moderne. ” Or, dans la pensée juive traditionnelle, l’idée d’exil remplit une tout autre fonction que celle que lui assigne la pensée sioniste : “ Sur un plan élémentaire, le terme d’“exil” se réfère effectivement à la dispersion des juifs ainsi qu’à leur statut politiquement et socialement inférieur [dans les pays d’accueil]. Cependant, ce statut inférieur était considéré comme témoignant de la condition universelle. L’exil renvoie à un état d’absence, pointe l’imperfection du monde et entretient le désir [d’un autre monde]. D’après un certain nombre d’auteurs (essentiellement kabbalistiques), l’exil décrit la situation de la divinité même, autrement dit, c’est Dieu qui est exilé de l’“histoire”. De ce point de vue, l’existence exilique ne se situait pas “hors de l’histoire”, mais incarnait plutôt la condition même de l’“histoire”. ”

Lecteur attentif de Walter Benjamin, Amnon Raz-Krakotzkin propose cette lecture de l’histoire “ à rebrousse-poil ” non dans le seul but de déboulonner les mythes. Il s’agit pour lui d’écrire l’histoire “ du point de vue des victimes ”, du point de vue de “ l’instant d’avant la catastrophe ”, pour rouvrir des possibilités dans un contexte qui apparaît barré de toutes parts.

La pensée binationale ou le “ retour dialectique à l’exil ”

Le sionisme a produit une réalité : des millions d’Israéliens juifs considèrent ce pays comme le leur, y sont nés, parlent une langue qui n’a pas d’existence ailleurs. Bien souvent, le rapport qu’ils entretiennent avec ce pays est cependant fondé sur le déni ou l’occultation : du pays lui-même, de son histoire et de l’histoire de ses populations, arabe et juive-arabe en particulier. Le “ retour dialectique à l’exil ”, ce n’est donc pas le renvoi des juifs dans la diaspora, ni la “ remise en question de l’existence d’Israël ”, au sens donné en France à cette expression, dans un débat déjà ancien et chargé d’émotion. C’est, pour Raz-Krakotzkin, la prise en compte de ce qui a été refoulé dans l’accession à la souveraineté, la redéfinition des principes qui fondent la co-appartenance, la reconnaissance du droit de l’autre dans le temps même de l’énonciation du droit propre. L’exigence porte donc sur la formulation des droits, droits des Palestiniens (aujourd’hui citoyens de seconde catégorie ou population occupée de l’État “ juif ”), mais aussi droits des juifs, dont l’illimitation (puisqu’ils ne sont pas définis en rapport avec les droits de l’autre) fait peser une constante menace d’annulation, susceptible d’être causée par un renversement du rapport de forces. Ainsi s’explique que “ chez les juifs israéliens, la simple idée d’une réalité d’égalité et de justice historique éveille une angoisse existentielle qui met en évidence les fondements sur lesquels repose la conscience existante. ” Michel Warschawski résume ainsi la pensée binationale d’Amnon Raz-Krakotzkin : “ En fait, il s’agit là d’une volonté de retour à la dimension diasporique de l’identité juive : le sionisme s’est voulu la négation de l’exil et de l’identité juive diasporique. Or cette identité s’est formée et s’est développée en interaction permanente avec son environnement non juif - prenant parfois des formes extrêmement oppressives - sous la forme d’un échange perpétuel et d’un dialogue extrêmement riche et créatif. Le sionisme a voulu mettre fin à l’oppression en mettant fin au dialogue et à l’échange, en s’isolant dans un bunker, ayant le moins d’interactions possible avec le monde et une relation hostile à son environnement arabe direct. (...) L’option binationale remet en question cette négation de l’exil qu’incarne le sionisme, et redéfinit l’identité juive israélienne dans une relation aux Palestiniens, comme “ partie intégrante de son autodéfinition” ”(3). La pensée binationale ne doit donc pas être confondue avec une “ solution ” binationale substituée à la “ solution à deux États ” dans le règlement du conflit entre Israël et les Palestiniens. Elle ne s’oppose pas à la constitution de deux États, pas davantage qu’elle ne se confond avec les différentes solutions avancées historiquement par des mouvements sionistes ou antisionistes : État binational ou État démocratique laïque de la Méditerranée au Jourdain. Pour Raz-Krakotzkin, dans la configuration actuelle, on ne peut faire l’économie d’un État palestinien, sauf à prolonger l’ordre oppressif existant. Ce à quoi, en revanche, s’oppose la pensée binationale, c’est à la pensée de la séparation, principe et cause de l’échec du “ processus d’Oslo ”, et qui a conduit la gauche israélienne à imaginer et la droite à construire le mur de béton qui entaille aujourd’hui le territoire palestinien et rend à la lettre invivable le quotidien des Palestiniens. Raz-Krakotzkin nous rappelle que c’est Ehoud Barak, avec son slogan emprunté au parti d’extrême droite Moledet (“ Nous ici et eux là-bas ”), qui avait fait de la séparation son cheval de bataille. Or l’idée de séparation n’est pas fondamentalement différente de celle, infiniment moins acceptable, de “ transfert ”. L’idée de séparation, on le sait, s’appuie sur une difficulté propre à la définition de l’État comme État “ juif et démocratique ”. Étant donnée la réalité démographique, cette définition ne tient déjà plus. Soit l’État israélien est juif, soit il est démocratique. C’est ainsi que l’on voit la gauche, dans une tentative quelque peu pathétique pour résoudre cette contradiction, défendre la séparation, l’homogénéité démographique, pour qu’Israël puisse rester un État à la fois juif et démocratique. La pensée binationale, c’est donc avant tout la reconnaissance d’une situation réelle. Raz-Krakotzkin rejoint ici Meron Benvenisti(4), qui le répète depuis des années : c’est d’abord la réalité qui est binationale, ou multi-nationale si l’on préfère. En Israël/Palestine vivent en effet imbriquées des populations juives et non-juives et seule la politique du transfert (ou nettoyage ethnique) peut venir à bout de cette coexistence de fait. Sans doute n’est-il pas indifférent de savoir quelle solution étatique verra finalement le jour et règlera la coexistence. Mais pour être viable, elle devra de toute façon comporter un élément binational.

Essentielle, de ce point de vue, est la critique mizrahi, du nom que se sont donnés les juifs originaires des pays arabes. La sensibilité à la dimension orientaliste inhérente à la culture israélienne et à son double rejet de l’arabité et du religieux ouvre sur une critique de plus grande portée et sur une sortie possible de l’impasse, au prix d’une révision des catégories en vigueur. C’est une erreur d’analyse que d’identifier les causes du blocage dans la série dichotomique laïques-religieux, gauche-droite, juif-arabe.

[Notes]

1. La règle typographique française veut que les substantifs de religions prennent des minuscules et les substantifs de nationalités ou de peuples, des capitales (cette question ne se pose ni en hébreu, ni en allemand, ni en anglais, etc.). Pour le substantif “ juif ”, cela implique un choix dont la portée est sans commune mesure avec une simple convention. Aucune des options qui s’offrent dans ce contexte n’est absolument satisfaisante : la minuscule peut heurter ceux qui se considèrent comme juifs sans s’estimer représentés par la dimension religieuse de cette identité ; ce n’est pas ce que je souhaite. Mais d’un autre côté, opter pour la capitale consiste, de mon point de vue, à prendre appui sur l’ambiguité revêtue par l’expression “ peuple juif ”, expression qui correspond à la traduction de la notion biblique de “ peuple ” (‘am) dans le langage des nationalismes modernes à la fin du XIXème siècle. J’opterai ici le plus souvent pour la minuscule, tout en ayant conscience des insuffisances de cette solution. Son principal atout réside, pour moi, dans l’hétérogénéité du traitement sémantique ainsi donné aux noms de “ juif ” et d’“ Arabe ”. Une telle hétérogénéité me paraît offrir un outil salutaire pour démonter une construction dichotomique dont les ravages ne sont pas à démontrer.

2. W.G. Sebald, Les émigrants, récits traduits par Patrick Charbonneau, Actes Sud 1999 ; Austerlitz, trad. Patrick Charbonneau, Actes Sud, 2002.

3. M. Warschawski, Israël-Palestine, le défi binational, éditions Textuel, 2001, p.116-117.

4. Géographe et démographe, ancien maire-adjoint de Jérusalem, fondateur du West-Bank Database Project (observatoire de la colonisation), et auteur de nombreux ouvrages.

Textes d’Amnon Raz-Krakotzkin utilisés

- “ Galout betokh ribonout. Levikoret “Shlilat Hagalout” betarbout ha-israelit ” [“ L’exil dans la souveraineté : pour une critique de la “négation de l’exil” dans la culture israélienne ”], in Theoria ou-bikoret, numéros 4, 1993 et 5, 1994 [en hébreu].

- “ Ha-shiva el ha-historia shel ha-gueoula ” [“ Le retour à l’histoire de la rédemption ”], in Zionism and the Return to History, a Reappraisal. S.N. Eisenstadt & Moshe Lissak ed., Jerusalem, Yad Ben Zvi Press, 1999 [en hébreu].

- “ Ha-hazarah ha-dialektit el ha-galout ” [“ Le retour dialectique à l’exil ”], in Czernowitz, Makom shel edout, Haïm yehoudiim be-eiropa lifnei ha-shoah ve-hashpaatam be-Israel kayom, Andrea Peschel ed., Tel-Aviv, Resling Publishing and Heinrich Böll Foundation, 2004 [en hébreu].

- “ Dou-leoumiout : bein todaa le pitaron ” [“ Binationalisme : entre conscience et solution ”]. Texte paru sur le site Kedma, http://www.kedma.co.il, le 18 juillet 2004.

- “ Redemption and Colonialism : Exile, History and the Nationalization of Jewish Memory ”, inédit.

- “ The Zionist Return to the West and the Mizrahi Jewish Perspective ”, in Orientalism and the Jews, Ivan Kalmar and Derek Pensler ed., Brandeis University Press, 2004.

Textes d’Amnon Raz-Krakotzkin parus en français :

- “ Hannah Arendt et la question palestinienne ”, Revue d’Études palestiniennes, N°19 (nouvelle série), printemps 1999.

- “ Religion, orientalisme et “laïcité” dans le discours israélien ”, in Les religions en politique, Revue Transeuropéennes n°23, printemps/été 2003.

 
Post Scriptum :
Cet article a paru dans la revue "Vacarme" au printemps 2005 (n°31) ; il constituait le premier numéro d’une série dont le titre était "Scènes proches, orientales".

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    5 juin 2006

  14. L’ARMEE ISRAELIENNE COMMET UN MASSACRE A GAZA. LA FRANCE COMPLICE RECOIT OLMERT
    13 juin 2006

  15. "Anatomie du racisme" par Hanane Ashraoui (octobre 2000)
    14 juin 2006

  16. Hébron : entretiens avec des résistants palestiniens
    16 juin 2006

  17. Notes de Naplouse
    16 juin 2006

  18. Exils en Palestine
    21 juin 2006

  19. Hommage à Mohamed Boudia, militant algérien de la révolution palestinienne, assassiné le 28 juin 1973 à Paris par les services secrets israéliens
    28 juin 2006

  20. SOS-racisme et Israël
    2 juillet 2006

  21. Un petit jeu proposé par Zulficar
    10 juillet 2006

  22. Le CRIF s’en prend aux enfants d’Al Rowwad
    10 juillet 2006

  23. SOUTIEN A LA RESISTANCE PALESTINIENNE ET LIBANAISE
    14 juillet 2006

  24. RASSEMBLEMENT MERCREDI 19 JUILLET A 18h30 DEVANT LE QUAI D’ORSAY
    15 juillet 2006

  25. Des forces israéliennes assoiffées de guerre
    17 juillet 2006

  26. "Le Hezbollah ne cédera pas !" Entretien avec Walid Charara
    17 juillet 2006

  27. Initiative 100% israélienne. Les bombardements quotidiens israéliens à Gaza sont la cause de la guerre.C’est une guerre globale de recolonisation.
    17 juillet 2006

  28. Aventurisme et renoncement. La lâcheté des régimes arabes.
    18 juillet 2006

  29. L’objectif réel
    18 juillet 2006

  30. La résistance du Hezbollah provoque un débat en Israël
    20 juillet 2006

  31. La plaisanterie des bons et des méchants arabes
    20 juillet 2006

  32. NOUS ÉLEVONS NOS ENFANTS DANS LA HAINE ET LE TERRORISME.
    20 juillet 2006

  33. Saloperie socialiste
    21 juillet 2006

  34. BABY BOOM !!
    21 juillet 2006

  35. Nouvelles de Naplouse
    22 juillet 2006

  36. Israël aux premières lignes de la guerre globale
    22 juillet 2006

  37. Lettre ouverte à M. Nicolas Sarkozy, ministre d’État, ministre de l’Intérieur
    22 juillet 2006

  38. Les diverses offres « généreuses » faites aux Palestiniens
    25 juillet 2006

  39. Entretien avec Gilbert Achcar :"Israël prend toute une population en otage"
    25 juillet 2006

  40. Crapulerie de droite (ou de gauche, on sait plus...)
    26 juillet 2006

  41. Déclaration du secrétaire général du Hezbollah, Sayyid Hassan Nasrullah, diffusée sur la chaîne de télévision "al-Manar", le 26 juillet 2006.
    28 juillet 2006

  42. « La résolution 1559 a ouvert la voie à l’agression »
    28 juillet 2006

  43. C’est Israël le vrai responsable
    28 juillet 2006

  44. De l’inconséquence journalistique à l’indécence
    28 juillet 2006

  45. Apologie de crimes de guerre
    28 juillet 2006

  46. Saloperies socialistes (2)
    28 juillet 2006

  47. PARIS : MANIFESTATION DE SOLIDARITE AVEC LES PEUPLES LIBANAIS ET PALESTINIEN
    28 juillet 2006

  48. BOMBARDEMENT MEURTRIER A CANAA
    30 juillet 2006

  49. La leçon de piano de Madame Rice au peuple de Cana
    31 juillet 2006

  50. Sa Majesté et les désirs de Mademoiselle Rice
    31 juillet 2006

  51. La violence de l’ordre néo libéral se déchaîne de nouveau contre les peuples
    31 juillet 2006

  52. La super-bombe destinée à Israël passe par l’Italie
    31 juillet 2006

  53. Liban-Palestine : lettre ouverte au CRIF et au Congrès juif européen
    31 juillet 2006

  54. "Le Monde" s’en va-t-en guerre...
    31 juillet 2006

  55. On a demandé à un ami illustrateur un dessin sur les carnages au Liban. Voici ce qu’il nous a proposé.
    2 août 2006

  56. C’est le sionisme qui mène à la guerre
    2 août 2006

  57. Nous allons bien, et vous, Monsieur Monsieur Kofi Annan ?
    2 août 2006

  58. La théorie diplomatique des dominos
    3 août 2006

  59. "Je ne veux pas répondre à Claude Lanzmann."
    5 août 2006

  60. « Si on repart au Liban, on va mourir »
    5 août 2006

  61. Quelles nouvelles du front ?
    5 août 2006

  62. Les soldats Français de l’armée israélienne : quel statut juridique ?
    5 août 2006

  63. SOLIDARITE DE L’OUTRE-MER AVEC LE PEUPLE LIBANAIS
    7 août 2006

  64. Communiqué de l’USTKE (Kanakie)
    7 août 2006

  65. APPEL A TOUS LES LIBANAIS
    7 août 2006

  66. Traduction de quelques extraits du discours de Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, du 03-08-2006.
    7 août 2006

  67. La leçon du grand Liban au petit monde arabe
    8 août 2006

  68. La bataille du Liban,un Diên Biên Phu arabe ?
    8 août 2006

  69. "La pensée militaire est le véritable piège d’Israël"
    10 août 2006

  70. Politiquement défait, militairement contré, moralement à jamais sali.
    13 août 2006

  71. Discours de Sayyid Hassan Nasrullah, le 12 août 2006
    14 août 2006

  72. Intervention de Souha Béchara à l’occasion de la journée internationale de soutien à la résistance des peuples palestinien et libanais (Paris, le 12 août 2006)
    15 août 2006

  73. Israël doit être jugé !
    19 août 2006

  74. Docteur Chirac et Mister Douste
    19 août 2006

  75. « La France fait le jeu des États-Unis »
    19 août 2006

  76. Israël dans le contexte du "clash des civilisations"
    23 août 2006

  77. La guerre des 33 jours et la résolution 1701 du Conseil de Sécurité
    29 août 2006

  78. Leçons de l’échec du Goliath israélien face au David sud-libanais
    4 septembre 2006

  79. Un chemin à nous
    4 septembre 2006

  80. La fin de l’unilatéralisme
    4 septembre 2006

  81. Après la peur
    4 septembre 2006

  82. Dossier : Entre deux guerres (1)
    4 septembre 2006

  83. Rassemblement devant l’Assemblée Nationale, jeudi 07/09 à 18h00
    4 septembre 2006

  84. NON A LA CENSURE ! OUI, À LA SOLIDARITE AVEC LA PALESTINE ET LE LIBAN !
    4 septembre 2006

  85. « De gauche, mais... »
    10 octobre 2006

  86. Instincts universels. Par BISHARA Azmi
    10 octobre 2006

  87. Vendredi 3 novembre à Beit Hanoun en Palestine. Le courage d’un peuple.
    5 novembre 2006

  88. STOP AUX MASSACRES DE L’ARMEE ISRAELIENNE EN PALESTINE !
    6 novembre 2006

  89. N’abandonnons pas le peuple palestinien !
    9 novembre 2006

  90. Pourquoi Israël s’acharne sur le Liban
    23 novembre 2006

  91. Delanoë offre une tour Eiffel miniature au maire israélien de Jérusalem
    30 novembre 2006

  92. SÉGOLÈNE N’EST PAS VENUE
    4 décembre 2006

  93. Après les déclarations de Ségolène Royal en Israël...
    7 décembre 2006

  94. Ségolène à la dérive
    7 décembre 2006

  95. Sarkozy, « candidat naturel des électeurs juifs » En France comme en Israël, le ministre de l’Intérieur met en avant sa lutte contre l’antisémitisme.
    15 décembre 2006

  96. Est-il encore permis de s’exprimer en France ?
    19 décembre 2006

  97. Quand MM. Azoulay et Védrine dérapent
    12 janvier 2007

  98. Non au gala au profit de l’armée israélienne !
    17 janvier 2007

  99. Palestine 2007 : génocide à Gaza, épuration ethnique en Cisjordanie
    18 janvier 2007

  100. Le sang de Gaza sur les mains de Bush
    5 février 2007

  101. Les nouveaux Barbares
    26 février 2007

  102. Hommage à Joseph Samaha
    27 février 2007

  103. Les Palestiniens “interdits” par le Shabak
    3 mars 2007

  104. Le Centre Simon Wiesenthal condamné pour diffamation d’un comité d’aide aux Palestiniens
    13 mars 2007

  105. Rencontre avec Hassan Nasrallah
    16 avril 2007

  106. Palestine : retour à la case départ
    16 avril 2007

  107. Quand le CRIF intervient directement auprès de Sarkozy pour empêcher la nomination d’un ministre
    24 mai 2007

  108. Conflit israélo-palestinien : 24 heures d’information ordinaire sur France Culture
    30 mai 2007

  109. Angry Arab : Les USA jouent certainement un rôle considérable dans les évènements du Liban
    2 juin 2007

  110. Tribunal international : l’analyse de Walid Charara
    2 juin 2007

  111. 40 ans d’occupation des Territoires palestiniens : ça suffit ! Journée internationale d’action le 9 juin 2007
    5 juin 2007

  112. Qui représentent les candidats Arno Klarsfeld (UMP) et Karen Taïeb (PS-MRC) ?
    9 juin 2007

  113. Hypocrisie internationale autour de Gaza
    19 juin 2007

  114. Et si on détruisait le Liban pour sauver la vie de deux morts ?
    18 juillet 2007

  115. La baisabilité, facteur de proximité idéologique
    18 juillet 2007

  116. La guerre des Six Jours et la question du racisme en France
    25 juillet 2007

  117. Recherché pour crimes contre l’état
    31 juillet 2007

  118. Chirac connaît la vraie cause de la mort d’Arafat, selon Bassam Abou Sharif
    4 août 2007

  119. GENERATION PALESTINE – ACTION “OLMERT GO HOME”
    23 octobre 2007

  120. Tramway à Jérusalem, mensonge à Paris
    26 octobre 2007

  121. Plainte de l’OLP contre les entreprises françaises du projet de tramway à Jérusalem
    27 octobre 2007

  122. Les colonies israéliennes continuent de se développer en Cisjordanie
    11 novembre 2007

  123. Le forum d’Istanbul pour al-Quds : Protéger la civilisation face à la barbarie sioniste
    20 novembre 2007

  124. La conférence d’Annapolis, la Palestine en contrechamps
    21 novembre 2007

  125. Non à la venue du colonialiste Enrico Macias en Algérie !
    21 novembre 2007

  126. « Défier les frontières : un État en Palestine-Israël » : la One State Conference à Londres, 17-18 novembre 2007
    27 novembre 2007

  127. 29 /11- Journée Internationale de Solidarité avec le Peuple Palestinien
    29 novembre 2007

  128. Il y a 60 ans, le 29 novembre 1947, l’Onu tuait la Palestine arabe.
    2 décembre 2007

  129. Les CRIMINELS DE GUERRE ISRAELIENS ne sont pas les bienvenus en France !
    9 décembre 2007

  130. Des jeunes militants chassent le criminel de guerre Yaalon et ses admirateurs !
    10 décembre 2007

  131. Le « parti » d’Israël, complice des criminels de guerre et professionnel de l’indignation sélective.
    11 décembre 2007

  132. LYBIE, ISRAËL ET HYPOCRISIE SOCIALISTE FRANÇAISE
    13 décembre 2007

  133. Comment Israël expulsa les Palestiniens (1947-1949)
    30 décembre 2007

  134. SOS GAZA : Agir pour la dignité et la vie !
    30 décembre 2007

  135. USA : Face à son destin, George Bush au Moyen-orient en Janvier 2008
    7 janvier 2008

  136. DISCOURS DE L’HOMME ROUGE
    7 janvier 2008

  137. L’armée israélienne à Paris : résistance
    8 janvier 2008

  138. Concert Nos Voix Pour la Palestine
    16 janvier 2008

  139. URGENCE GAZA
    21 janvier 2008

  140. Décès de Georges Habache, combattant palestinien.
    27 janvier 2008

  141. A propos de l’appel au Boycott
    9 février 2008

  142. « LA GAUCHE, VOUS VOUS SOUVENEZ DE LA BATAILLE CONTRE L’APARTHEID ? »
    11 février 2008

  143. Libérons Salah Hamoudi… quoi qu’il ait fait !
    20 février 2008

  144. Gaza assiégée, le monde doit bouger !
    21 février 2008

  145. Affaire Al Doura : solidarité avec Charles Enderlin Mercredi au Tribunal*
    25 février 2008

  146. "La création d’Israël a fait des palestiniens des victimes de l’Holocauste"
    26 février 2008

  147. Halte au racisme sioniste
    1er mars 2008

  148. Un ministre israélien menace le Hamas d’une "shoah"
    1er mars 2008

  149. Tous au Rassemblement dimanche 2 mars 2008 à 16 heures à la place de l’Opéra, Paris
    2 mars 2008

  150. Ici c’est la boucherie !
    3 mars 2008

  151. INTELLECTUELS OCCIDENTAUX, VOS MAINS SONT TACHÉES DU SANG DES ENFANTS PALESTINIENS MASSACRÉS DANS LA BANDE DE GAZA !
    5 mars 2008

  152. Les Palestiniens de 48 manifestent : Gaza ne s’agenouillera pas devant les tanks
    5 mars 2008

  153. Grande Manifestation samedi 8 mars - 16h - Métro Barbès Rochechouart
    7 mars 2008

  154. Faut-il boycotter ou pas ?
    11 mars 2008

  155. Polémique sur la présence d’Israël au Salon du Livre.
    14 mars 2008

  156. Le Salon du livre efface l’histoire palestinienne
    17 mars 2008

  157. Tibet-Palestine
    25 mars 2008

  158. Notre Terre, la Palestine
    26 mars 2008

  159. Beaufort, Oscar du film négationniste
    3 avril 2008

  160. "Pas vous ! Vous !!!"
    9 avril 2008

  161. Intolérable : Salah HAMOURI condamné à 7 ans de prison
    17 avril 2008

  162. Lettre ouverte aux autorités de la République Française
    19 avril 2008

  163. Ma faute ? Avoir heurté de plein fouet la doxa occidentale
    21 avril 2008

  164. CONCERT D’URGENCE CONTRE LE SIEGE DE GAZA, POUR ROMPRE L’EMBARGO ET BRISER LE SILENCE
    26 avril 2008

  165. Les bienfaits de la colonisation israélienne.
    29 avril 2008

  166. Nous, filles et fils de résistants
    2 mai 2008

  167. Algérie et Palestine : un destin lié
    7 mai 2008

  168. Palestine 1947/48 : la responsabilité française
    15 mai 2008

  169. L’ENNEMI DE MON AMI EST MON ENNEMI
    15 mai 2008

  170. Entretien avec René Naba
    17 mai 2008

  171. Crise libanaise et intoxication médiatique
    18 mai 2008

  172. Le lobby inexistant et le Commissariat politique informel
    22 mai 2008

  173. Affaire Mohamed Al Doura : les vrais imposteurs ont gagné
    29 mai 2008

  174. Nicolas Sarkozy, Israël et les Arabes
    16 juin 2008

  175. CONCERT DU MAP ET GAZA TEAM mardi 24 juin 2008
    23 juin 2008

  176. Sionisme et Antisémitisme
    24 juin 2008

  177. Tous Témoins, Tous Acteurs ! 120 jeunes d’Europe partent avec Génération Palestine
    17 juillet 2008

  178. La stratégie du contournement
    18 juillet 2008

  179. Scène de chasse en Palestine
    21 juillet 2008

  180. Il y a quarante ans que cela dure
    31 juillet 2008

  181. Naviguer vers Gaza sur une mer de dettes et d’optimisme
    6 août 2008

  182. Le poète Mahmoud Darwich s’est éteint
    10 août 2008

  183. " Écrivains des Frontières, un voyage en Palestine(s) "
    13 août 2008

  184. Militants de Génération Palestine blessés par l’armée israélienne à NILIN
    23 août 2008

  185. Communiqué de Free Gaza Movement
    25 août 2008

  186. Hommage à Mahmoud Darwich

    28 août 2008

  187. Fadlallah : La France est probablement plus fidèle à Israël qu’à ses propres intérêts.
    2 septembre 2008

  188. La malédiction de Sabra-Chatila
    18 septembre 2008

  189. Spécial Sabra-Chatila : In Mémoriam
    18 septembre 2008

  190. Mobilisation grandissante pour Salah Hamouri
    20 septembre 2008

  191. Mur des lamentations : Après Jamel, Rachida
    25 septembre 2008

  192. Le Rrrizbollah aime le rrroumous
    11 octobre 2008

  193. Salade de pays et usurpation d’identité
    13 octobre 2008

  194. Charte du réseau international juif anti-sioniste
    16 octobre 2008